ChatGPT, Copilot, Gemini : lequel choisir quand on n'y connaît rien ?
Sophie, Marc et Julie passent au crible les trois IA grand public. ChatGPT pour la créativité, Copilot pour Microsoft 365, Gemini pour Google : lequel adopter en premier quand on dirige une PME ? Comparatif cash, budget réel, erreurs à éviter et plan d'action pour se lancer cette semaine.
Points clés
ChatGPT, le couteau suisse
ChatGPT excelle en rédaction, brainstorming et formation des équipes. C'est l'outil le plus intuitif pour débuter, accessible même en version gratuite.
Copilot, l'IA intégrée à Microsoft 365
Copilot se greffe directement dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams. Idéal pour les entreprises déjà dans l'écosystème Microsoft.
Gemini, le challenger connecté au web
Gemini se distingue par son accès en temps réel au web et son intégration à Google Workspace. Un choix malin pour les PME à petit budget dans l'univers Google.
Trois critères pour choisir
Quel écosystème utilisez-vous (Microsoft ou Google) ? Quel est votre besoin principal ? Et quel budget par personne êtes-vous prêt à investir ?
Budget : de gratuit à 30 €/mois
Les trois outils proposent une version gratuite. En pro : ~20 €/mois pour ChatGPT Plus et Gemini Advanced, ~30 €/mois pour Copilot Microsoft 365.
Les trois erreurs classiques à éviter
Ne pas payer avant d'avoir testé la version gratuite, ne pas vouloir former toute l'entreprise d'un coup, et ne jamais mettre de données confidentielles sans vérifier la politique de l'outil.
IA et humain : complémentaires, pas concurrents
L'IA ne remplace pas les collaborateurs : elle les rend plus productifs. Donner l'IA comme outil à un collaborateur peut tripler sa productivité sur certaines tâches.
Le défi de la semaine
Ce soir, créez un compte ChatGPT gratuit et posez une vraie question pro. Demain, automatisez une tâche répétitive. Vendredi, faites le bilan.
Timestamps
Ressources mentionnées
L'assistant IA d'OpenAI, disponible en version gratuite et payante (~20 €/mois)
L'assistant IA de Microsoft, intégré à Microsoft 365
L'assistant IA de Google avec accès web en temps réel
Offres et tarifs Copilot pour les entreprises
Accompagnement des TPE/PME dans leur transformation numérique
Ressources sur l'utilisation de l'IA en conformité avec le RGPD
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Bienvenue dans Impulsion IA, épisode deux. Je suis Sophie, et on se retrouve avec Marc et Julie. La semaine dernière, on a parlé de comment démarrer avec l'IA dans sa PME. Aujourd'hui, on passe au concret. ChatGPT, Copilot, Gemini : trois noms qu'on entend partout, mais lequel choisir quand on n'y connaît strictement rien ?
Salut Sophie. Franchement, c'est LE sujet du moment. Mes clients me posent cette question à chaque rendez-vous. Genre, littéralement à chaque fois. « Marc, c'est quoi la différence entre tous ces trucs ? »
Moi je vais être directe : j'ai téléchargé les trois la semaine dernière après notre épisode. Et honnêtement... j'ai pas compris la différence. On dirait le même truc avec un logo différent.
Alors justement, est-ce que c'est le même truc ? Marc, on commence par le commencement. ChatGPT, c'est quoi exactement pour un dirigeant de PME qui découvre ?
ChatGPT, c'est un peu le couteau suisse. C'est celui qui fait le plus de choses de manière généraliste. Tu lui demandes de rédiger un mail, de brainstormer sur un nouveau produit, de résumer un rapport de cinquante pages, de t'aider à préparer un entretien d'embauche... il fait tout ça plutôt bien.
Oui mais les autres aussi non ? J'ai demandé la même chose à Gemini et j'ai eu une réponse correcte.
Bien sûr, ils font tous des choses similaires à la base. Mais la différence, elle est dans les détails. ChatGPT, sa force c'est la créativité et la profondeur des réponses. Quand tu lui demandes de te générer dix idées de post LinkedIn pour ta boîte, il va te sortir des trucs... vraiment pas mal. Avec des angles auxquels t'aurais pas pensé.
Et concrètement, dans une PME, on l'utilise pour quoi au quotidien ?
Je te donne un exemple concret. J'ai un client, une PME dans le bâtiment, vingt-cinq salariés. Le directeur commercial passait deux heures chaque lundi à rédiger ses comptes rendus de visite. Maintenant il dicte ses notes dans ChatGPT, il lui dit de mettre ça en forme avec les points d'action, et c'est fait en cinq minutes.
Deux heures à cinq minutes, franchement Marc, t'exagères pas un peu là ?
Non mais attends, le gars tapait tout à la main dans Word. Il cherchait ses formulations, il relisait trois fois... C'est sûr que si t'as déjà un process rodé, le gain est moins spectaculaire. Mais pour quelqu'un qui galère avec l'écrit, c'est un vrai game changer.
OK, je veux bien le croire. C'est vrai que moi j'ai un commercial, la rédaction c'est son cauchemar.
Et l'autre truc fort de ChatGPT, c'est pour la formation. Tu peux lui dire « explique-moi le RGPD comme si j'avais quinze ans » et il va te faire un cours limpide. J'ai des clients qui l'utilisent pour onboarder leurs nouveaux salariés. Le gars arrive, il a un assistant qui répond à toutes ses questions sur les process de la boîte.
Et est-ce que les gens s'y mettent facilement ? Parce que je me dis, t'as beau avoir l'outil, encore faut-il savoir quoi lui demander.
C'est la clé. Et c'est pour ça que je recommande de commencer par des cas simples. Tu prends un mail que t'as déjà écrit, tu le donnes à ChatGPT et tu lui dis « améliore ce mail, rends-le plus professionnel ». Là tu vois concrètement ce qu'il sait faire, et tu apprends à interagir avec lui.
Ah oui, ça c'est malin comme approche. Partir de ce qu'on fait déjà.
OK donc ChatGPT, on retient : rédaction, brainstorming, formation des équipes, c'est là qu'il brille le plus. Et côté prix, on parle de combien ?
Alors, la version gratuite est déjà très utilisable. Pour un usage pro, l'abonnement Plus c'est une vingtaine d'euros par mois par utilisateur. Et là t'as accès au modèle le plus puissant, tu peux analyser des documents, générer des images... Pour une équipe de cinq, ça fait cent euros par mois. Faut mettre ça en perspective avec le temps gagné.
Cent euros par mois, ça va encore. C'est le prix d'un logiciel de compta.
Bon, on passe au deuxième. Copilot, c'est l'assistant de Microsoft. Marc, c'est quoi la promesse ?
Copilot, c'est... comment dire... c'est l'IA qui s'intègre dans les outils que tu utilises déjà. Si ta boîte tourne sur Microsoft 365, donc Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Teams... Copilot vient se greffer directement dedans. T'as pas besoin d'aller sur un autre site, d'ouvrir une autre appli. C'est là, dans tes menus.
Attends, nous on est sur Microsoft 365 justement. Ça veut dire que mes équipes pourraient l'utiliser sans... sans changer leurs habitudes ?
Exactement. C'est même là que c'est malin. Tu ouvres Excel, t'as un tableau de ventes, tu tapes en français « fais-moi un graphique des ventes par région sur les six derniers mois » et il le fait. Tu ouvres PowerPoint, tu lui dis « crée-moi une présentation à partir de ce document Word » et il génère les slides. Pas besoin de savoir coder ou quoi que ce soit.
OK ça c'est... ça c'est quand même impressionnant. Parce que moi mes commerciaux, le PowerPoint, c'est leur bête noire. Ils passent des heures à mettre en forme des trucs moches.
Et c'est exactement le profil type. J'ai une cliente, directrice d'agence immobilière, elle a mis Copilot sur les postes de ses trois négociateurs. Le résumé de réunion Teams automatique, la rédaction des annonces dans Word, les projections financières dans Excel... Elle m'a dit que chacun gagnait à peu près quarante minutes par jour.
Quarante minutes par jour, c'est énorme. Mais j'imagine que ça a un coût en conséquence ?
Oui, et c'est là que ça coince pour beaucoup de PME. Copilot pour Microsoft 365, c'est trente euros par mois par utilisateur, en plus de ton abonnement Microsoft 365 existant. Pour une équipe de dix, tu rajoutes trois cents euros par mois. C'est un vrai budget.
Trois cents euros en plus par mois ? Mais attends, moi j'ai quarante-cinq salariés. Si je le mets pour tout le monde, on parle de mille trois cents euros par mois, plus de quinze mille à l'année. C'est... c'est pas anodin quoi.
Mais justement, tu le mets pas pour tout le monde d'un coup. Tu commences par les profils qui en ont le plus besoin. Les commerciaux, l'assistante de direction, le DAF peut-être. Tu testes sur cinq, dix personnes, tu mesures le gain réel, et après tu décides d'élargir ou pas.
Et dans Outlook, ça donne quoi concrètement ? Parce que le mail, c'est quand même le quotidien de tout le monde.
Dans Outlook, Copilot peut te résumer un fil de vingt mails en trois lignes, te proposer une réponse, adapter le ton — plus formel, plus décontracté. Et le truc que mes clients adorent, c'est le résumé des réunions Teams. T'as une réunion d'une heure, Copilot te sort un compte rendu avec les décisions et les actions à mener. Plus personne se dit « ah mince, c'était qui qui devait faire quoi déjà ? »
Bon OK, ça j'avoue, le résumé de réunion ça me parle. Parce que chez nous personne prend de notes et après c'est le bazar.
Et les limites de Copilot ? Parce que là on dirait que c'est le produit parfait. Y'a forcément des trucs qui marchent moins bien.
Oui, bonne remarque. Déjà, les résumés de réunion, c'est pas toujours parfait. Si la réunion est un peu brouillonne avec des gens qui parlent en même temps, le résumé peut être approximatif. Et puis Excel, Copilot est fort sur les formules classiques, mais sur des trucs très spécifiques à un métier, il peut se planter. C'est un assistant, pas un expert comptable.
Bon ben voilà, c'est ce que je disais. Faut quand même garder un œil critique.
C'est noté pour Copilot. Allez, le troisième larron : Gemini. C'est le produit de Google. Marc, qu'est-ce qu'il apporte de différent ?
Gemini, c'est un peu le challenger. Sa force, c'est deux choses. D'abord, il a accès en temps réel au web, donc quand tu lui poses une question, il peut aller chercher l'info la plus récente. Et ensuite, si tu utilises Google Workspace — Gmail, Google Docs, Google Sheets — il s'intègre là-dedans comme Copilot le fait avec Microsoft.
Donc en gros, si t'es chez Google t'utilises Gemini, si t'es chez Microsoft t'utilises Copilot ? C'est aussi simple que ça ?
C'est un raccourci, mais... c'est pas faux. C'est même un bon point de départ pour choisir. Le truc avec Gemini, c'est que l'offre avancée est un peu moins chère. Et la version de base est gratuite si t'as un compte Google, ce que tout le monde a.
Et sur la qualité des réponses ? Parce que bon, gratuit c'est bien, mais si les résultats sont moins bons...
Honnêtement, les trois se valent de plus en plus sur la qualité brute. Les benchmarks récents montrent des écarts qui se resserrent énormément. Là où Gemini se distingue vraiment, c'est sur la recherche d'informations actualisées. Tu lui demandes « quelles sont les aides disponibles pour les PME en ce moment en France », il va chercher sur le web et te donne des réponses à jour avec les sources.
Ouais enfin, moi j'ai testé. J'ai demandé à Gemini des infos sur une réglementation spécifique à mon secteur et il m'a sorti un truc à moitié faux. Alors la recherche web, faut quand même vérifier derrière hein.
Julie a complètement raison. C'est un point super important, et je suis content qu'elle le dise. Aucun de ces outils n'est fiable à cent pour cent. Ça reste des assistants, pas des oracles. Tu dois toujours relire, toujours vérifier. C'est valable pour les trois, sans exception.
Et Gemini, il y a d'autres cas d'usage intéressants pour une PME, au-delà de la recherche web ?
Oui, si tu bosses avec Gmail par exemple, Gemini peut trier tes mails, te faire des résumés, te proposer des réponses. Et dans Google Sheets, il peut analyser tes données et créer des formules. C'est un peu le même concept que Copilot avec Office, mais dans l'univers Google. Si t'as un petit budget et que t'es déjà dans l'écosystème Google, c'est un choix malin.
Et pour les TPE qui ont pas forcément Google ni Microsoft ? Genre le mec qui est sur Orange ou Free pour ses mails ?
Bonne question, et c'est plus courant qu'on croit. Là, franchement, ChatGPT en standalone. Pas besoin d'intégration, pas besoin d'écosystème. Tu vas sur le site, tu l'utilises comme un assistant à côté. Et si un jour tu migres vers Google ou Microsoft, tu pourras rajouter la couche d'intégration.
Bon, on a fait le tour des trois. Maintenant la vraie question que tout le monde se pose : comment on choisit ? Marc, est-ce qu'il y a des critères simples ?
Oui. Moi je dis à mes clients : posez-vous trois questions. Première question : vous êtes sur quoi aujourd'hui ? Microsoft ou Google ? Ça c'est le premier filtre. Deuxième : c'est quoi votre besoin numéro un ? De la rédaction, de l'analyse de données, de la recherche ? Et troisième : quel budget vous êtes prêts à mettre, par mois, par personne ?
Et si je suis sur Microsoft mais que mon besoin c'est surtout de la rédaction, je vais vers quoi ?
Bonne question. Là t'as deux options. Soit Copilot, parce qu'il est intégré et que tes équipes restent dans leur environnement habituel. Soit ChatGPT, parce que pour la rédaction pure, le brainstorming créatif, il reste un cran au-dessus. Ma recommandation ? Commence par ChatGPT gratuit pour tester, et si le besoin d'intégration Office est fort, passe sur Copilot.
Et on peut utiliser les deux en même temps ? C'est pas un choix exclusif ?
Bien sûr ! Et d'ailleurs beaucoup de gens le font. Tu peux très bien utiliser Copilot dans ton Excel au quotidien et basculer sur ChatGPT quand tu as besoin de brainstormer ou de préparer un argumentaire. C'est comme avoir plusieurs outils dans ta caisse à outils. Tu prends pas la même clé pour tous les boulons.
Oui mais attends Marc, là tu me dis de payer deux abonnements. Ça commence à chiffrer, non ?
Non mais pas forcément. La version gratuite de ChatGPT, c'est déjà très bien pour du brainstorming. Tu payes juste Copilot pour l'intégration Office. Ou l'inverse. L'idée c'est de pas tout miser sur un seul outil, mais de pas non plus multiplier les abonnements premium inutilement.
Et justement, parlons budget plus en détail. Parce que Julie a posé la question que tout le monde se pose. C'est combien exactement ? On va faire un récap clair.
OK je fais simple. ChatGPT : gratuit en version de base, une vingtaine d'euros par mois pour la version Plus. Copilot : gratuit dans Bing, mais pour l'intégration Office 365, c'est trente euros par mois par utilisateur. Gemini : gratuit en version de base, et l'offre Advanced c'est une vingtaine d'euros aussi. En gros, pour tester, tout est gratuit. Pour passer en mode pro, compte entre vingt et trente euros par personne par mois.
Mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Je veux dire, est-ce qu'on se fait pas un peu avoir par le marketing de ces grosses boîtes ? Parce que moi je peux embaucher un stagiaire à six cents euros par mois qui fait la même chose, non ?
Ahhh, la question qui fâche ! Je l'attendais celle-là.
Et c'est une question super légitime. Alors, non, un stagiaire et une IA c'est pas comparable. Le stagiaire, il a du contexte humain, il comprend ta culture d'entreprise, il peut aller chercher un café... Non mais sérieusement, il apporte du lien social, de l'initiative, de la créativité humaine. L'IA, elle, est disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle fait pas d'erreurs de frappe, elle se fatigue jamais, et elle coûte une fraction du prix.
Ouais enfin « pas d'erreurs »... Tout à l'heure on a dit qu'il fallait tout vérifier, donc bon.
Touché. Pas d'erreurs de frappe, j'ai dit. Pas pas d'erreurs tout court. Mais le vrai argument, c'est que la question c'est pas « IA ou stagiaire ». C'est « IA ET stagiaire ». Tu donnes l'IA comme outil au stagiaire, et il devient trois fois plus productif. C'est ça le bon raisonnement.
Hmm. Vu comme ça, c'est plus malin, oui. Le stagiaire avec l'IA plutôt que l'un ou l'autre.
Et Marc, pour revenir sur le marketing, parce que Julie a touché un point sensible. Est-ce que ces entreprises, OpenAI, Microsoft, Google, elles surfent pas un peu sur la hype pour vendre des abonnements ?
Bien sûr qu'il y a de la hype. C'est des boîtes valorisées des milliards, elles ont besoin de vendre. Mais la hype n'enlève rien à l'utilité réelle du produit. C'est comme les smartphones au début, tout le monde disait « t'as vraiment besoin d'internet dans ta poche ? » Et aujourd'hui... personne pourrait s'en passer. L'IA c'est un peu pareil. Y'a du marketing, oui, mais y'a aussi un vrai outil derrière.
L'analogie du smartphone, je la trouve pas mal. Ça m'aide à relativiser en fait.
OK donc on est d'accord, c'est complémentaire, pas un remplacement. Maintenant, Marc, la question pratico-pratique : par lequel on commence ? Si je suis un dirigeant qui nous écoute et qui veut tester ce soir en rentrant chez lui.
Mon conseil numéro un, c'est de commencer par ChatGPT en version gratuite. Pourquoi ? Parce que c'est le plus intuitif, tu vas sur le site, tu tapes ta question, et tu obtiens un résultat. Pas de configuration, pas de setup compliqué. C'est la porte d'entrée la plus simple pour découvrir ce que l'IA peut faire.
Même pour quelqu'un qui est nul en techno ? Parce que moi, faut que ça soit simple hein.
Si tu sais envoyer un message sur WhatsApp, tu sais utiliser ChatGPT. C'est littéralement une boîte de dialogue. Tu écris, il répond. C'est tout. Y'a rien à installer, rien à configurer.
Et est-ce que ça change selon le secteur d'activité ? Un artisan, un cabinet comptable, un commerce, ils vont pas avoir les mêmes besoins.
Exactement, et c'est pour ça qu'il n'y a pas de réponse unique. Un cabinet comptable qui vit dans Excel, Copilot c'est une évidence. Un artisan qui a surtout besoin de rédiger des devis et de répondre aux mails clients, ChatGPT suffit largement. Un commerce en ligne qui fait beaucoup de veille concurrentielle, Gemini avec son accès web peut être très utile.
Et moi avec ma boîte de quarante-cinq personnes dans le service aux entreprises, tu me conseillerais quoi concrètement ?
Toi Julie, vu que t'es sur Microsoft 365, je commencerais par un pilote Copilot sur cinq personnes clés. Tes managers, ton assistante. En parallèle, tu ouvres un compte ChatGPT gratuit pour toi, pour explorer à ton rythme. Et dans trois mois, tu fais le bilan.
Trois mois, c'est raisonnable. Ça me stresse moins que le « il faut tout changer maintenant » qu'on entend partout.
Et il y a des erreurs classiques à éviter quand on démarre ? Des pièges dans lesquels tombent les PME ?
Oh oui, et j'en vois trois en permanence. Erreur numéro un : acheter l'abonnement le plus cher avant d'avoir testé la version gratuite. Erreur numéro deux : vouloir former toute l'entreprise en même temps, ce qui crée de la résistance. Erreur numéro trois, et c'est la pire : mettre des données confidentielles dedans sans avoir vérifié la politique de confidentialité de l'outil.
Ah oui, ça c'est un vrai sujet. La confidentialité. Mes clients veulent pas que leurs données se retrouvent n'importe où.
Et c'est normal de s'en inquiéter. Alors rapidement : les versions payantes de ces outils ont généralement des engagements plus forts sur la confidentialité. Microsoft et Google, avec leurs offres entreprise, te garantissent que tes données ne servent pas à entraîner leurs modèles. ChatGPT, avec l'offre Team ou Enterprise, c'est pareil. Mais en version gratuite, faut faire attention à ce que tu mets dedans.
Donc en résumé : en gratuit on teste avec des données non sensibles, et si on passe en pro on a plus de garanties sur la confidentialité. C'est bien ça ?
C'est exactement ça. Règle d'or : en gratuit, tu mets rien que tu voudrais pas voir affiché sur Google. Si tu respectes ça, t'as zéro risque.
C'est marrant parce que moi y'a un de mes managers qui a mis le bilan financier de la boîte dans ChatGPT pour lui demander de l'analyser. J'ai failli tomber de ma chaise quand j'ai appris ça.
Et voilà, typiquement le genre de truc qui arrive quand t'as pas posé de règles claires. D'où l'importance de définir une petite charte d'utilisation avant de lancer quoi que ce soit. Même un document d'une page avec les do et les don't, c'est suffisant.
Super conseil. Bon, on arrive vers la fin de l'épisode. Marc, si tu devais donner un plan d'action en trois étapes pour quelqu'un qui nous écoute et qui veut se lancer cette semaine, ce serait quoi ?
Étape un : ce soir, tu crées un compte ChatGPT gratuit et tu lui poses une vraie question de ton métier. Pas « raconte-moi une blague », un vrai truc professionnel. « Rédige-moi un mail de relance pour un client en retard de paiement » par exemple, ou « résume-moi les points clés de ce contrat ».
Étape deux : demain, tu identifies une tâche répétitive dans ta semaine. Un reporting, des mails types, un résumé de réunion, n'importe quoi qui te prend du temps et qui t'ennuie. Et tu essayes de la faire avec l'IA. Tu compares le résultat et le temps passé.
Étape trois : vendredi, tu fais le point. Est-ce que ça t'a fait gagner du temps ? Est-ce que la qualité était au rendez-vous ? Et à partir de là, tu décides si tu continues, si tu testes un autre outil, ou si c'est pas encore pour toi. Pas de pression, pas d'urgence.
J'aime bien le « pas de pression ». Parce que bon, y'a quand même un côté « si t'as pas l'IA t'es mort » dans les médias qui est un peu flippant.
Et c'est du bruit médiatique. La réalité, c'est que t'as le temps d'apprendre. L'IA va pas disparaître, elle va continuer à s'améliorer. Le meilleur moment pour commencer c'est maintenant, oui, mais y'a pas urgence à tout révolutionner en une semaine.
Parfait. Et comme la semaine dernière, on termine avec le défi de la semaine. Julie, tu veux t'y coller ?
Allez ! Le défi de cette semaine, c'est simple. Vous prenez la tâche que vous détestez le plus dans votre boulot. Le truc qui vous prend la tête chaque semaine, celui que vous repoussez tout le temps.
Oh j'aime bien l'idée !
Et vous essayez de la faire avec ChatGPT, Copilot ou Gemini. N'importe lequel, celui que vous voulez. Et la semaine prochaine, vous nous dites si ça a marché. Envoyez-nous vos retours, on veut savoir !
Excellent défi. Et moi je vais le faire aussi, c'est promis. Merci Marc pour tes éclairages toujours très concrets. Merci Julie pour tes questions cash qui font avancer le débat. Et surtout merci à vous qui nous écoutez.
Avec plaisir Sophie. Et n'oubliez pas : le meilleur outil d'IA, c'est celui que vous utilisez vraiment. Pas celui qui a le plus beau marketing.
Et moi je vais tester Copilot cette semaine, on verra bien si ça tient ses promesses !
La semaine prochaine dans Impulsion IA, on parlera de comment former ses équipes à l'IA sans que ça tourne au cauchemar. D'ici là, relevez le défi, testez un outil, et on se retrouve lundi. Salut !